Le président des États-Unis, Donald Trump, a ordonné, le lundi 20 janvier, une suspension de l’aide au développement étrangère du pays pour une période de 90 jours. Cette décision, qui marque un tournant dans la politique extérieure américaine, vise à réévaluer l’efficacité des programmes d’aide et à en assurer la cohérence avec les priorités stratégiques de la nation. Trump justifie cette pause en soulignant que l’industrie et la bureaucratie de l’aide étrangère ne sont pas alignées sur les intérêts américains et, dans certains cas, vont à l’encontre des valeurs du pays.
Dans un décret signé le jour même, le 47e président des États-Unis déclare que l’aide étrangère américaine sert à promouvoir des idées et des programmes qui déstabilisent la paix mondiale et s’opposent aux relations harmonieuses entre les nations. Il ajoute que, dans de nombreux cas, ces fonds ont été utilisés pour soutenir des projets qui contredisent les objectifs diplomatiques et sécuritaires des États-Unis.
Une pause pour réévaluer l’efficacité des programmes
Trump a précisé que la suspension de l’aide au développement étrangère permettra d’évaluer l’efficacité des différents programmes et de vérifier s’ils sont véritablement en phase avec la politique étrangère de l’administration. Selon le décret, cette pause concerne toutes les nouvelles obligations financières ainsi que les décaissements de fonds destinés aux pays étrangers, aux organisations non gouvernementales, aux organisations internationales et aux entrepreneurs impliqués dans les programmes d’aide.
« La politique des États-Unis stipule qu’aucune aide étrangère supplémentaire ne sera allouée de manière à ne pas être pleinement conforme à la politique étrangère du président des États-Unis », a affirmé Trump, justifiant ainsi sa décision. Il a ordonné à tous les responsables des départements et agences en charge de l’aide au développement de suspendre immédiatement les nouvelles obligations et de procéder à un examen minutieux de chaque programme d’aide existant.
Examen approfondi des programmes d’aide étrangère
Dans le cadre de cette évaluation, chaque programme d’aide sera soumis à un examen approfondi, qui sera supervisé par les responsables des départements concernés, en consultation avec le Bureau de la gestion et du budget (OMB). Ce processus permettra de déterminer si ces programmes doivent être poursuivis, modifiés ou complètement arrêtés, sur la base des recommandations formulées après analyse.
« Dans les 90 jours suivant l’ordonnance, les responsables des départements et agences devront, en consultation avec le directeur de l’OMB, prendre des décisions sur la poursuite, la modification ou l’arrêt de chaque programme d’aide étrangère, en accord avec le secrétaire d’État », indique le décret. Par ailleurs, il précise que tout nouveau programme ou nouvelle obligation d’aide étrangère devra désormais être approuvé par le secrétaire d’État ou son représentant, après consultation avec le directeur de l’OMB.
Un changement stratégique dans la politique étrangère américaine
Cette décision s’inscrit dans une volonté de redéfinir la politique étrangère des États-Unis et de s’assurer que l’aide internationale soit davantage conforme aux intérêts nationaux. Alors que l’administration Trump prône une approche plus sélective et moins interventionniste, cette mesure vise à renforcer le contrôle des États-Unis sur l’utilisation de leurs ressources financières à l’échelle internationale.
Ce gel temporaire de l’aide au développement pourrait avoir des répercussions sur de nombreux pays et organisations, en particulier ceux qui dépendent de l’aide américaine pour financer des projets de développement, d’aide humanitaire ou de stabilité régionale. Cependant, Trump a insisté sur le fait que l’objectif est d’assurer une meilleure efficacité et pertinence de l’aide étrangère, dans le respect des priorités stratégiques des États-Unis.
Rédaction