Un scandale majeur éclate au sein du Conseil National de la Transition (CNT) en Guinée, suite à une enquête interne lancée par le président Dansa Kourouma. Cette investigation, réalisée dans le cadre de la réforme du fichier de gestion des soldes, a mis en évidence un détournement massif des primes parlementaires, qui a duré plus de dix ans d’après notre information.
Depuis 2016, sous la présidence de Kory Kondiano, les travailleurs parlementaires avaient vu leurs salaires et primes de session revalorisés. Cependant, une divergence importante est apparue entre les montants inscrits dans le système de paie et ce qui était réellement versé. Bien que les primes de session aient été officiellement augmentées à 50 000 GNF par jour, le montant validé par Kondiano était en réalité de 200 000 GNF par jour, une somme qui n’a jamais été payée aux bénéficiaires selon toujours notre informateur.
Les irrégularités se sont intensifiées jusqu’en février 2022, quand Dansa Kourouma a lancé un processus d’assainissement des finances parlementaires, visant à réajuster les rémunérations. Cependant, cette révision a révélé l’ampleur des détournements passés. D’après les premières analyses des données extraites de la plateforme de gestion FUGAS, chaque travailleur aurait dû toucher une prime de session de 6 millions de GNF, alors qu’en réalité, seuls 1,5 million étaient versés, laissant un écart de 4,5 millions de GNF par personne.
Cette fraude, méthodiquement dissimulée, a été confirmée après une mission de vérification menée par le Bureau syndical. Le syndicat a exigé une enquête approfondie et des sanctions contre les responsables. Le Directeur Administratif et Financier du CNT, M. Leno, qui était en poste depuis l’époque de Kory Kondiano, a préféré rester silencieux face aux accusations, alimentant les soupçons sur l’implication de hauts responsables dans cette fraude systématique.
Face à ce scandale, l’attention se tourne désormais vers le président du CNT, Dansa Kourouma, qui a initié la réforme et l’assainissement des finances parlementaires. L’enjeu majeur réside dans l’identification des responsables à différents niveaux de l’administration, et dans la mise en place de mesures correctives.
Alors que la colère monte parmi les fonctionnaires parlementaires, qui exigent des réponses et des sanctions, une lueur d’espoir demeure : la volonté affichée du président Dansa Kourouma d’instaurer une gestion plus transparente. Cette affaire pourrait toutefois ternir gravement la réputation du CNT si elle n’est pas traitée de manière adéquate. À en croire notre source il y a une dynamique dans cette affaire au CNT, dans les jours à venir l’institution fera une communication officielle dans ce dossier de détournement.