Le jeudi 6 février 2025, à Conakry, Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral, a pris la parole devant la presse pour faire part de ses préoccupations majeures. Dans un discours percutant, il a évoqué les difficultés rencontrées par son parti, notamment le refus des autorités de lui permettre d’organiser des activités politiques en Guinée forestière. Loin d’être un simple coup de gueule, cette déclaration fait suite à une série de décisions inattendues qui ont contraint le Bloc Libéral à annuler une tournée importante, prévue dans plusieurs localités de la région, ainsi que des événements marquants comme les condoléances aux familles des victimes du drame du 1er décembre à N’zérékoré et la célébration des 12 ans du parti à Lola.
« Avant donc de prendre le chemin, on avait pris soin d’informer toutes les autorités. J’ai signé une lettre qui a été adressée au ministre de l’Administration du territoire qui n’a même pas été répondu. Ils se sont contentés d’une communication verbale que le directeur chargé des questions électorales ou des questions politiques a eue avec moi en disant qu’il faut attendre la fin du processus d’évaluation. Et à l’intérieur du pays, les préfets, les gouverneurs, les sous-préfets nous ont donné des réponses de refus de toute manifestation politique dans leur localité. Nous avons donc examiné la question et nous avons décidé de reporter notre tournée », a regretté le leader politique avant d’évoquer l’éventuelle candidature du Général Mamadi Doumbouya.
« Nous, au BL, nous disons haut et fort qu’il est impératif que Mamadi Doumbouya respecte sa parole. Avec tout le respect que nous lui devons, s’il lève la main pour annoncer sa candidature, cela mettra en péril la paix et l’unité de notre pays, bien plus que s’il respecte sa parole, quel que soit l’emballage qu’on lui donnera. Aujourd’hui, je ne devrais pas m’offusquer du fait que le CNRD soit si riche pour offrir des véhicules aux patriarches du Sud, dont je suis originaire. Mais je dis à nos doyens que ce n’est pas l’éducation que vous nous avez donnée. Ce que vous nous avez enseigné, c’est que si nous voulons quelque chose, nous devons travailler dur pour l’obtenir. Ainsi, même si on vous distribue de l’argent, je n’ai rien à y redire. Toutefois, si vous l’acceptez, ne comptez pas sur la jeunesse de la région Forestière pour vous suivre. Elle est suffisamment éclairée, tout comme la jeunesse du Fouta, de la Haute Guinée et de la Basse Côte. Ils n’accepteront plus les mêmes méthodes et les mêmes clichés qui ont retardé ce pays », a-t-il fait savoir
Rédaction