Depuis quelque temps, l’usage des réseaux sociaux est devenu un véritable enjeu pour la préservation de la paix et de l’unité nationale en Guinée. De nombreux citoyens y propagent des discours de division et de haine, un phénomène que la secrétaire générale de la section syndicale du secrétariat général des affaires religieuses a fermement dénoncé ce mercredi 26 février à Conakry. Hadja M’mami Sylla a exprimé son inquiétude face à cette réalité, soulignant qu’elle contribue à fragiliser le tissu social du pays. Elle a également rappelé qu’avoir des milliers d’abonnés ne sert à rien si les propos partagés n’apportent aucune valeur constructive.

«Le véritable pouvoir d’une femme ne réside pas dans sa capacité à humilier, mais dans sa faculté à inspirer et à rassembler. Il ne sert à rien d’avoir des milliers d’abonnés si votre parole ne construit rien. II ne sert à rien d’être populaire si votre message divise. Aujourd’hui, alors que nous œuvrons pour une Guinée unie, nous assistons malheureusement à l’usage des réseaux sociaux comme un instrument de division et de haine. Trop souvent, des jeunes filles et femmes deviennent célèbres non pas pour leur sagesse ou leur intelligence, mais pour des propos destructeurs et des polémiques inutiles», a-t-elle déclaré, indiquant nous avons la responsabilité d’utiliser nos plateformes pour répandre le bien, sensibiliser à la paix et promouvoir des valeurs dignes et respectables.
La secrétaire générale de la section syndicale du SGAR, a également invité la femme guinéenne en tant que gardienne des valeurs à jouer à l’apaisement.
«La femme guinéenne a toujours été un pilier de la paix, une gardienne des valeurs et une médiatrice dans les conflits et de préserver cette noble mission qui nous incombe et éduquer nos enfants dans l’esprit du respect, de la tolérance et du vivre-ensemble», a lancé Hadja M’mami Sylla