Dans une récente déclaration, Aboubacar Demba affirme que la transition en Guinée a pris fin le 31 décembre 2024, et appelle les autorités à assumer pleinement leur échec. Selon lui, la transition aurait dû se conclure dans les trois ans initialement promis, mais elle semble avoir dévié de son objectif.
« Nous savons que la transition est terminée depuis le 31 décembre 2024, et cela ne fait aucun doute. Cependant, ce que nous attendions, c’était que ceux qui avaient pris des engagements devant les autorités judiciaires, le peuple guinéen, et la communauté internationale, viennent faire le point. Ces engagements stipulaient qu’ils mèneraient la transition à son terme en trois ans. Ces trois années sont désormais écoulées, et il est temps pour les concernés de s’exprimer. Ils doivent reconnaître l’échec de leur projet, un échec majeur, dont l’impact marquera l’histoire du pays », a-t-il déclaré.
Pour Aboubacar Demba, cet échec est d’autant plus dramatique qu’il survient à un moment où la Guinée semblait sur le point de sortir de la crise. Mais, comme il le souligne, des événements imprévus viennent constamment plonger le pays dans de nouvelles difficultés. « À chaque fois que la Guinée commence à entrevoir un avenir meilleur, ce sont ces situations imprévues qui viennent perturber la dynamique », a-t-il ajouté.
L’ancien acteur politique considère également que l’instauration d’un ordre constitutionnel solide est indispensable pour le développement du pays. Il rappelle que plusieurs programmes initiés sous le gouvernement du président Alpha Condé sont toujours en cours d’application, soulignant que ces initiatives auraient pu se déployer plus efficacement si la transition avait été menée à son terme.
Il conclut en affirmant : « Si le président Alpha Condé était resté au pouvoir jusqu’à aujourd’hui, la Guinée aurait probablement connu un changement profond. »
Daouda Youla