Depuis plusieurs jours, la capitale Conakry fait face à une crise de carburant qui ne dit pas son nom. Devant plusieurs stations-service, de longues files de motards et de véhicules s’étendent et s’impatientent. C’est le triste décor qu’offrent les stations ce mardi matin. Se procurer de l’essence devient de plus une casse-tête. Une pénurie quasi-totale semble s’installer, avec un impact direct sur le panier de la ménagère.
Ce mardi 9 septembre, notre rédaction a effectué un constat sur le terrain, en visitant plusieurs stations à travers la ville. Sur la transversale Aéroport–Bambéto, conducteurs et passagers patientent longuement, résignés.
Un client, visiblement remonté contre certains détaillants, nous confie sous anonymat : « Je ne veux pas qu’on serve ceux qui ont des bidons, car ils nous revendent ensuite le litre à 15 000 francs guinéens. »
Même constat sur l’autoroute Fidel Castro, au niveau de Yimbaya, dans la commune de Gbessia. Là, certaines stations sont carrément fermées. Résultat : le transport devient un luxe, plusieurs taxis à l’arrêt.
Jusque-là, aucune communication officielle de la société nationale des Pétroles.
Alpha soumah
623505973



