GENÈVE– A l’aube de la Commémoration du 16ème anniversaire du massacre du 28 septembre 2009, la pression s’accentue sur le capitaine Moussa Dadis Camara.
Reconnu coupable de crimes contre l’humanité pour sa responsabilité de commandement dans le massacre du 28 septembre 2009, l’ancien Chef de l’Etat a obtenu une grâce présidentielle signée par le Général Doumbouya. Cette mesure prise pour des raisons de santé est plus que jamais dans le collimateur des défenseurs des droits humains. Ils réclament son annulation pure et simple.
La dernière voix à se faire entendre sur ce sujet est celle du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk. Ce haut diplomate de l’ONU a renouvelé son appel à l’annulation de la grâce présidentielle accordée à M. Camara.
« La décision des autorités militaires, plus tôt cette année, de gracier et de libérer l’ancien président Moussa Dadis Camara, reconnu coupable et condamné à 20 ans de prison pour crimes contre l’humanité en lien avec les massacres du 28 septembre, est particulièrement préoccupante. Je renouvelle mon appel à l’annulation de cette grâce. Le droit international interdit les grâces pour des crimes aussi graves », a déclaré Volker Türk.
L’ancien dirigeant du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) avait écopé de 20 ans de prison avant de voir sa peine effacée par une grâce accordée par le président Doumbouya le 28 mars 2025, officiellement pour des raisons de santé, selon le décret du chef du CNRD. Après sa libération, Moussa Dadis Camara est resté quelques semaines en Guinée avant de s’envoler pour le Maroc dans la nuit du 13 au 14 avril 2025.
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