CONAKRY-Le Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a présidé ce vendredi 17 octobre 2025, la deuxième séance de travail consacrée à la présentation du diagnostic du programme de réforme de l’administration publique, ouvert en mars dernier. Cet atelier, selon le Chef du Gouvernement, marque une étape cruciale dans la modernisation de l’appareil administratif guinéen et la mise en œuvre d’une gouvernance plus efficace et transparente.
Un diagnostic pour une réforme globale et dépersonnalisée
Le premier ministre Amadou Oury Bah a salué le travail réalisé par les experts chargés du diagnostic, tout en soulignant la nécessité d’une réforme cohérente et dépersonnalisée de l’administration publique. « Très souvent, dès qu’on parle de réforme, certains pensent qu’elle est dirigée contre quelqu’un. Or, il s’agit d’un projet collectif pour une meilleure gouvernance et le développement du pays », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre a insisté sur la mise en place d’une structure administrative fonctionnelle, centrée sur la coopération entre ministères et la mutualisation des compétences.
« Un projet ne doit pas être l’affaire d’un seul département. Il faut une synergie d’action, car le bon fonctionnement de l’État repose sur la coordination de tous ses organes », a-t-il ajouté.
Bah Oury a rappelé que l’économie d’un pays ne peut prospérer sans une administration publique « efficace, efficiente et traçable ».
Capital humain, le moteur du progrès
Le Premier ministre a longuement insisté sur la valorisation des ressources humaines, qu’il considère comme la principale richesse de la Guinée.
« Nous avons perdu beaucoup de talents par manque de suivi et d’encadrement. Il faut des plans de carrière et de formation clairs pour permettre aux jeunes et aux femmes compétents d’évoluer et de servir la nation », a-t-il souligné.
Selon lui, investir dans le capital humain est la clé pour transformer la Guinée, au même titre que les grandes nations qui ont su miser sur l’organisation et la discipline. « La Chine, dans les années 1970, faisait face à la famine. Aujourd’hui, elle rivalise avec les plus grandes puissances mondiales. Nous aussi, nous pouvons y parvenir, si nous mettons notre intelligence collective au service du pays », a lancé le Premier ministre.
Des perspectives ambitieuses avec le programme Simandou 2040
En conclusion, Amadou Oury Bah a réaffirmé la volonté du gouvernement de s’inscrire dans une dynamique de réforme durable à travers le programme Simandou 2040, qui vise à transformer les potentialités économiques du pays en leviers de développement humain et social.
« Ce diagnostic n’est pas une critique, mais un levier pour dire : nous aussi, nous pouvons. Dans dix ou quinze ans, la Guinée doit se positionner comme une nation qui compte à l’échelle mondiale », a-t-il affirmé.
Le Premier ministre a remercié les experts, les cadres administratifs et les partenaires techniques pour leur implication, tout en appelant à un changement d’état d’esprit au sein de la fonction publique. « La Guinée change, et nous devons changer avec elle », a-t-il conclu.
Nous y reviendrons.
Alpha soumah
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