C’est dans une atmosphère de grande ferveur que la communauté Baté Foulah a procédé, ce dimanche 7 décembre à Sanoyah, à l’intronisation de son doyen. Une cérémonie marquée par la présence de Djiba Diakité et de la ministre de l’Industrie Dre Diaka Sidibé, tous deux fils et fille de la communauté.
Selon Moussa Diallo, porte-parole de la communauté Batè Foulah, cette intronisation ouvre un nouveau chapitre en marquant la nomination du septième doyen de la communauté. Cette communauté regroupe 40 agglomérations et une population fortement attachée aux valeurs culturelles traditionnelles.
« Les populations fortement attachées aux valeurs traditionnelles ont décidé, comme le veut l’héritage de nos ancêtres, d’introniser leurs doyens d’âge qui assument désormais le rôle de guide, d’arbitre, de conseiller et de garant de l’unité. Il convient d’exprimer la fierté qui anime toute la communauté aujourd’hui, car le doyen n’est pas seulement intronisé, il est porté par son peuple, soutenu par ses pairs, respecté par ses enfants et écouté par ses petits-enfants. »
Dans une allocution empreinte de reconnaissance et d’émotion, la ministre de l’Industrie, parlant au nom du ministre directeur de cabinet, a mis en avant la portée historique et symbolique de cette intronisation.
Elle a rappelé que cette tradition, transmise de génération en génération, incarne la continuité d’un patrimoine ancestral précieux :
« Cette cérémonie revêt une dimension particulière, car elle marque la continuité d’une tradition ancestrale, héritière d’un patrimoine riche transmis de génération en génération. Elle nous rappelle que, dans nos villages et nos villes, la sagesse n’est pas seulement une qualité individuelle, mais un bien collectif au service de l’harmonie, de la justice et de la cohésion sociale. »
En intronisant leur doyen, la communauté reconnaît en lui un guide, un gardien des valeurs et un symbole d’unité. Son intégrité, son expérience et son engagement au service du Baté Foulah ont été salués comme les piliers de la confiance placée en lui.
La ministre a également souligné les défis contemporains auxquels les communautés rurales sont confrontées et la nécessité d’un leadership moral fort :
« Nous avons besoin de leadership, mais surtout d’un leadership moral, incarné par des hommes et des femmes capables d’écouter, de rassembler et de protéger, comme notre bâtisseur, le président Mamadi Doumbouya. »
Elle a formulé des prières pour le doyen, demandant au Tout-Puissant de lui accorder santé, sagesse et longévité, afin qu’il demeure un pilier de paix, de fraternité et de développement pour l’ensemble des villages du Baté Foulah.
La ministre a ensuite lancé un appel à tous les fils et filles du Baté Foulah, où qu’ils se trouvent, à soutenir ce symbole vivant de leur héritage :
« Dans la culture du Baté Foulah, respecter les anciens, c’est se respecter soi-même et assurer l’avenir de nos enfants. »
Au nom du Missi Tigui, le ministre Djiba Diakité, elle a remercié l’ensemble des délégations présentes pour leur participation à ce moment de communion, de mémoire et d’hommage aux ancêtres et fondateurs ayant préservé l’identité culturelle du Baté Foulah.
Elle a conclu en formant le vœu que cette journée soit porteuse d’espoir, de renouveau et d’engagement collectif :
« Que notre doyen soit le trait d’union entre le passé, le présent et le futur. Comme le rappelle souvent notre président : s’inspirer du passé pour bâtir ensemble le futur. »
Alpha soumah







