Les scènes de violences qui accompagnent le mot d’ordre de grève d’une frange des centrales syndicales de l’éducation tournent au drame faisant des blessés, des dégâts matériels et ce matin un mort à l’école la Haute Marée, en haute banlieue de Conakry.
Selon les explications du directeur des études de cette école, l’incident est survenu alors que les élèves étaient en plein cours, quand ils ont été surpris par un mouvement de foule porté par des personnes armées de pierres qu’elles jetaient en direction de l’école.
Interrogé, le directeur des études et censeur du collège Cécé Loua, sous le choc relate difficilement les faits, « Je ne sais vraiment pas comment expliquer, mais je vais faire un effort. Ce matin, je suis venu, on a fait la montée des couleurs, tout allait bien. Je suis même allé dans leur classe, je me suis amusé avec elle. J’ai dit Kadidja, toi tu manges trop. On a souri avec ça. Je suis descendu au bureau. Vers 9 h on appelle pour me dire que de l’autre côté à Ratoma Taouyah, qu’il y a des jeunes manifestants qui sont en train de saccager, d’attaquer des écoles. De là j’ai appelé le directeur du primaire. Je lui ai dit « mon ami fais sortir les tout-petits. Il faut appeler les parents ils vont venir les chercher ». Monsieur Karim Diallo s’est exécuté », a-t-il commencé sa narration des faits.
C’est suite à cela que le directeur s’est rendu au collège. « J’ai dit bon, les collégiens aussi de la 7ème en 8ème n’ont qu’à aussi partir (…). C’est de là qu’on m’a dit que Kadidja et ses amis sont venus s’arrêter à la fenêtre pour regarder la route. Regardant la route, ils ont vu un groupe d’élèves descendre avec des pierres. C’est là qu’elle a crié ‘’eh c’est la mort’’ ! De là, quand les autres sortaient, elle est tombée entre les bancs. On me dit Kadidja est tombée. Je me suis demandé qu’est ce qui ne va pas ? J’ai dit à un enseignant ‘’va voir là-bas en attendant je vais faire sortir les autres », a-t-il indiqué
C’est en ce moment que le triste consta sera fait. « Immédiatement, on l’a fait descendre, j’ai regardé, j’ai dit que c’est une crise. J’ai dit d’appeler les parents pour savoir si elle a l’habitude de tomber. On me dit qu’elle n’est jamais tombée. J’ai demandé à une de ses camarades ‘’qu’est ce qui s’est passé ? ‘’ Elle dit ‘’non, quand on criait comme ça, elle est tombée. Elles étaient deux. L’autre, Mariame, après quelques massages, elle s’est retrouvée. Mais elle en personne (Kadiatou Soumah), on a tout fait, moi-même je lui ai fait quelques massages cardiaques impossible. La famille est venue, on l’a envoyée à l’hôpital. Je reste arrêté, le docteur m’appelle et me dit, Monsieur, vous avez perdu votre élève. Je n’ai pas cru et jusque-là, je ne crois pas », a-t-il narré en pleure.
Kadiatou Soumah était élève en classe de 10ème année au groupe scolaire La Haute Marrée 2. Dans la famille mortuaire, c’est la tristesse et la consternation.
Alpha soumah



