Conakry, 29 avril 2026 – À l’instar de nombreux pays à travers le monde, la Guinée s’apprête à célébrer la Journée internationale du Travail ce 1er mai. À cette occasion, les autorités ont officiellement décrété cette date comme journée fériée, chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national. Toutefois, les festivités traditionnelles marquant cet événement ont été reportées à une date ultérieure.
Cette décision, rendue publique à travers un communiqué officiel, sur les antennes de la télévision nationale (RTG) , intervient dans un contexte particulier qui nécessite, selon les autorités compétentes, un réaménagement du calendrier des activités commémoratives.
Le ministre Mory Condé précise que Ce report interviendra après la participation de la délégation tripartite guinéenne à la 114e session de la Conférence internationale du travail (CIT), qui se tiendra du 1er au 12 juin 2026 à Genève.
Habituellement, la Fête du Travail est marquée en Guinée par des défilés, des rencontres entre syndicats et autorités, ainsi que des manifestations culturelles mettant en lumière les acquis et les revendications du monde du travail. Elle constitue également un moment privilégié de dialogue social entre les partenaires sociaux, autour des questions liées aux conditions de travail, à la protection sociale et aux réformes du secteur.
Malgré le report des célébrations, le caractère symbolique du 1er mai reste intact. Cette journée demeure une occasion de rendre hommage aux travailleurs guinéens pour leur contribution au développement économique et social du pays. Elle rappelle également l’importance du respect des droits des travailleurs, notamment en matière de rémunération, de sécurité au travail et de liberté syndicale.
En attendant la nouvelle date des festivités, les centrales syndicales pourraient saisir cette opportunité pour renforcer leurs réflexions et mieux structurer leurs plateformes revendicatives. De leur côté, les autorités sont appelées à maintenir le dialogue afin de préserver un climat social apaisé.
Ainsi, si les réjouissances sont différées, l’esprit du 1er mai, lui, demeure bien présent : celui de la reconnaissance, de la solidarité et de la lutte continue pour un monde du travail plus juste et équitable.
Alpha soumah
