La Direction générale l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à travers son ministère a organisé ce vendredi 5 juin 2026, un atelier consacré à la présentation, à l’examen et à la validation du rapport diagnostique institutionnel et scientifique des institutions de recherche scientifique ainsi que des centres de documentation et d’information du pays. Cette rencontre a réuni les principaux acteurs du secteur autour d’un objectif commun : évaluer les progrès réalisés depuis les réformes engagées ces dernières années et définir les perspectives d’amélioration du système national de recherche.
Dans son allocution d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Facinet Conté, a rappelé l’importance stratégique de la recherche scientifique pour le développement de la Guinée. Il a souligné que « la recherche scientifique constitue aujourd’hui un des principaux leviers de développement économique et social de notre pays. Elle est un facteur déterminant de compétitivité et de création des connaissances de transformation durable et inclusive de nos sociétés ».
Le haut cadre du département a également mis en lumière les réformes engagées depuis plusieurs années afin de redynamiser le secteur. « Depuis 2021, nous avons eu à entreprendre plusieurs réformes. Nous avons posé plusieurs actes en faveur de la recherche scientifique en République de Guinée. En 2022, nous avons d’abord commencé par faire un diagnostic des institutions qui font de la recherche scientifique en République de Guinée. Cela nous a permis de faire un diagnostic de la recherche et de l’innovation. Cette politique nationale de la recherche et de l’innovation nous a également permis d’aller vers une loi d’orientation de la recherche et de l’innovation », a-t-il expliqué.
Dr Facinet Conté a également insisté sur la volonté des autorités de faire de la recherche un véritable moteur du progrès national. Selon lui, « l’adage qui disait avant que la recherche était l’enfant pauvre de notre système est en train vraiment de disparaître dans notre système ». Il a ajouté que les initiatives récemment lancées, notamment l’appel à projets de recherche à impact, traduisent la détermination du ministère à renforcer la contribution de la recherche au développement du pays.
Évoquant la portée de l’atelier, le secrétaire général a affirmé que « le diagnostic qui nous réunit ici ce matin n’est pas une fin en soi. Il constitue avant tout un outil d’aide à la décision. Il doit nous permettre de disposer d’une vision claire et objective de l’état de notre recherche afin d’engager les réformes nécessaires et de définir des actions prioritaires adaptées aux réalités du terrain ».
Il a par ailleurs exhorté les participants à contribuer activement aux travaux afin d’aboutir à des recommandations pertinentes. « Notre ambition commune est de bâtir un système national de recherche scientifique plus qualifié, davantage orienté vers les priorités nationales de développement et capable de produire des connaissances utiles à notre société », a-t-il déclaré.
Profitant de cette tribune, Dr Facinet Conté a rendu un vibrant hommage aux responsables de la recherche scientifique, notamment à la directrice générale de la Recherche scientifique, Dre Fatoumata Sylla, qu’il a félicitée pour son engagement constant à la tête de l’institution. Il a également adressé ses félicitations au directeur général adjoint de la Recherche scientifique, récemment élu député de Lelouma lors des élections législatives et communales.
De son côté, la directrice générale de la Recherche scientifique, Dre Fatoumata Sylla, a présenté les principaux enseignements du rapport diagnostique. Elle a expliqué que cette étude visait à mesurer les effets de la vaste restructuration engagée dans le secteur depuis 2021.
« L’objectif de cet atelier, c’est de présenter les résultats du rapport diagnostique institutionnel et scientifique des institutions de recherche scientifique, les centres de documentation et d’information. L’objectif de cette étude, c’était de voir, parce qu’en 2020, depuis 2021, il y a eu l’idée de faire la restructuration des institutions de recherche scientifique et les centres de documentation qui étaient de 30 et qui sont passés aujourd’hui de 10 IRS et 2 CDI, c’est-à-dire centres de documentation et d’information », a-t-elle indiqué.
Selon elle, cette restructuration avait notamment pour objectif de mutualiser les ressources et d’améliorer l’efficacité des institutions. L’étude a permis d’évaluer les progrès accomplis dans des domaines essentiels tels que la gouvernance, le pilotage institutionnel, les infrastructures, les ressources humaines et la production scientifique.
Dre Fatoumata Sylla s’est réjouie des résultats enregistrés depuis la mise en œuvre de ces réformes. « Je dirais que c’est quelque chose dont on peut se féliciter et remercier les autorités du ministère de l’Enseignement supérieur, le financement d’âme, la ministre Hadja Dr. Diaka, parce qu’on a vu aujourd’hui un écart. Il y a eu un écart entre la présentation des institutions de recherche scientifique et les centres de documentation de 2021 à maintenant. Parce qu’il y a eu plusieurs améliorations, surtout dans le cadre de la ressource humaine, de la production scientifique, où il y a eu beaucoup d’améliorations », a-t-elle déclaré.
La directrice générale a également mis en avant les opportunités qu’offre désormais l’appel à projets de recherche à impact, qui permettra aux institutions de recherche et aux universités de se regrouper en consortiums afin de mobiliser davantage de financements, aussi bien au niveau national qu’international.
Elle a en outre évoqué les perspectives liées à l’équipement des laboratoires de recherche et des centres de documentation, estimant que les déficits observés dans ce domaine devraient être progressivement comblés grâce aux projets en cours.
Enfin, Dre Fatoumata Sylla a insisté sur le changement de paradigme opéré par les autorités du secteur. « L’impact aujourd’hui recherché, c’est qu’on ne fait plus de la recherche pour de la recherche, mais on fait de la recherche pour impacter nos communautés, pour que la recherche soit un outil de développement socio-économique, pour que la recherche scientifique s’ouvre aux industriels ».
Elle a conclu avec optimisme : « Aujourd’hui avec les centres de recherche que nous avons, les centres de documentation que nous avons, nous disons que nous sommes prêts vraiment à relever ce grand défi ».
À travers cet atelier de validation, le ministère de l’Enseignement supérieur, et de la Recherche scientifique ́ réaffirme ainsi sa volonté de faire de la recherche un pilier central du développement socio-économique de la Guinée, en plaçant l’innovation et la production de connaissances au service des besoins réels des populations.
Alpha soumah
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