Le congrès du Pastef s’est tenu samedi soir en banlieue de Dakar. Ousmane Sonko a été réélu président du parti à l’unanimité, avec la présidentielle de 2029 en ligne de mire. Le parti n’a pas tranché le cas des ministres restés dans le nouveau gouvernement, ni celui du président Bassirou Diomaye Faye, toujours membre d’honneur malgré la rupture avec son ancien mentor.
Avec notre correspondante à Dakar, Juliette Dubois
Ousmane Sonko est réélu à l’unanimité. 589 voix sur 589 pour un mandat de six ans pour les délégués Pastef réunis. C’est lui qui incarne le projet du parti depuis sa fondation en 2014, et c’est lui qui doit le porter en 2029 pour la prochaine élection présidentielle.
« Nous sommes fiers de lui depuis le commencement jusqu’à aujourd’hui », lance l’une de ses soutiens. « L’objectif que nous avions en 2019, que nous avons porté en 2024, c’est le même objectif que nous allons porter Inchallah en 2029, c’est-à-dire mettre le président Ousmane Sonko à la tête de ce pays », déclare un autre soutien du Pastef.
L’objectif est clair maintenant que la rupture avec le président Bassirou Faye est consommée et que le Pastef repasse dans l’opposition. « Maintenant, le Pastef trace sa route avec son Guide de la révolution sans le président de la République actuel, affirme Ibou Daga Ndao, délégué venu de Bakel, à l’est du pays. Parce que nous ne parlons plus le même langage. »
Faut-il pour autant exclure Bassirou Faye du parti et les ministres Pastef restés dans le nouveau gouvernement malgré l’appel au boycott d’Ousmane Sonko ? Pas nécessaire, selon le député Bakary Diedhiou : « Vous savez que le parti Pastef a fait un communiqué pour dire que tous ces anciens ministres-là doivent quitter le gouvernement et que celui qui reste n’est pas resté au nom de Pastef, mais il est resté en son propre nom. Donc, c’est dire que ces gens-là se sont auto-exclus. »
Dimanche après-midi, Ousmane Sonko se paiera un bain de foule lors d’un meeting d’investiture populaire à l’Arena de Diamniadio.
La Rédaction
