Après plusieurs mois d’audiences et de débats judiciaires, la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son verdict, ce lundi 27 juillet 2026, dans le dossier impliquant l’ancien ministre de l’Environnement, Oyé Guilavogui. La juridiction l’a condamné à six ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 2 milliards de francs guinéens.
La chambre de jugement a reconnu l’ancien ministre coupable de détournement de deniers publics, dans le cadre de l’affaire portant sur les 50 millions de dollars destinés à la relance de la Société des télécommunications de Guinée (SOTELGUI). Il a également été déclaré coupable de blanchiment de capitaux et d’enrichissement illicite.
Dans la foulée de cette décision, la Cour a décerné un mandat d’arrêt à son encontre. Elle a également ordonné la confiscation de plusieurs de ses biens, situés notamment à Conakry, Kindia et Macenta.
Sur le volet des réparations civiles, la CRIEF a condamné Oyé Guilavogui à verser 5 milliards de francs guinéens à l’État guinéen, constitué partie civile, en réparation du préjudice financier subi.
Ce verdict marque une nouvelle étape dans la lutte engagée par les autorités judiciaires contre la corruption, les détournements de fonds publics et les crimes économiques en Guinée. Il s’inscrit dans la série de procédures emblématiques conduites par la CRIEF contre d’anciens hauts responsables de l’administration publique.