Le processus d’intégration des anciens stagiaires de la Radio-Télévision Guinéenne (RTG) à la Fonction publique entre dans une nouvelle phase. Saisie de présumées irrégularités dénoncées par un collectif de stagiaires, la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) engage des investigations pour faire toute la lumière sur cette affaire.
Dans une instruction datée du 2 novembre 2026, le procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, a saisi le Secrétaire exécutif de l’Agence nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance (ANLC-PBG), aux fins d’ouverture d’une enquête préliminaire.
Cette démarche judiciaire fait suite à un signalement du Collectif des anciens stagiaires de la RTG, représenté par Soriba Soumah, qui dénonce de présumées irrégularités dans le processus d’intégration à la Fonction publique.
Au cœur des accusations figurent notamment l’attribution controversée du quota de 350 places, des faits présumés de favoritisme et de discrimination, ainsi que la régularisation contestée de dix stagiaires.
À travers cette procédure, les autorités judiciaires entendent examiner les circonstances dans lesquelles ces décisions auraient été prises, vérifier la régularité du processus et déterminer les éventuelles responsabilités.
L’ouverture de cette enquête préliminaire marque ainsi une étape importante dans un dossier particulièrement sensible, où les exigences de transparence, d’équité et de bonne gouvernance sont au centre des préoccupations.
Les investigations devront désormais permettre de démêler les faits, d’établir les responsabilités éventuelles et de faire toute la lumière sur les conditions d’intégration des anciens stagiaires de la RTG à la Fonction publique.

