Cest à travers un courier datant de ce mardi 16 décembre 2025, que Ibrahima Kalil Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la décentralisation (MATD), a officiellement notifié à l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) le maintien de sa suspension.
Malgré les dossiers de régularisation fournis par le parti, la commission d’évaluation a relevé des manquements jugés majeures. Le ministère pointe notamment :
L’absence de congrès national depuis 2015.
La substitution irrégulière d’une convention nationale aux statuts officiels du parti.
En outre, le MATD reproche à la formation politique d’avoir poursuivi ses activités, notamment à l’étranger, en violation directe de la mesure de suspension initiale prononcée en août dernier.
Cette décision place l’UFDG dans une situation juridique précaire. En application de la nouvelle loi organique sur les partis politiques, le parti se voit assorti d’un compte à rebours décisif : il dispose d’un délai de rigueur de six mois, débutant rétroactivement au 25 novembre 2025, pour se mettre en conformité intégrale avec les exigences légales.
À l’issue de ce délai, et à défaut d’une régularisation effective des instances et des procédures internes, le principal parti d’opposition s’expose à la perte définitive de son statut juridique (dissolution), conformément aux dispositions de la loi en vigueur





