Madame Maïmouna Diallo, originaire de Tanta, Poredaka dans la préfecture de Mamou, a été froidement assassinée dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 octobre 2025 à Foulayah, un quartier périurbain de Kindia.
Selon les témoignages recueillies auprès de la famille de la défunte, des individus de nationalité Sierra-Léonaise seraient les suspects de cet acte horrible. Âgée de 57 ans, madame Maïmouna Diallo a été égorgée par ses bourreaux dans le couloir de sa maison où elle était logée, ses proches sont dans la consternation totale. Madame Rabiatou Diallo, la grande sœur de la victime, raconte sous le choc comment elle a appris la terrible nouvelle.
« On a appelé le mari d’une de mes jeunes sœurs qui a son enfant qui étudie à l’école ici. Ce dernier a informé son père qu’on lui a dit que la grande sœur de sa maman a été tuée. Mon beau-frère m’a appelé pour me demander où je suis.
Je lui ai dit que je suis chez moi. Il m’a demandé si j’avais des nouvelles de Kindia. J’ai dit non. ‘Avant-hier, j’ai eu les nouvelles, mais aujourd’hui, non. Qu’est-ce qui ne va pas ?‘ Il m’a demandé d’appeler pour avoir des renseignements. Dans la foulée, Aladji m’a dit que votre sœur est malade. Aussitôt je lui ai répondu ‘Non’, elle n’est pas malade, sinon elle allait m’informer.
J’ai tenté son numéro qui était injoignable. J’ai tenté le numéro de son mari, ça ne passait pas. Après, on m’a rappelé pour me dire qu’ils arrivaient à la maison. Une fois sur place, ils m’ont rappelé pour m’informer que ce sont des bandits qui sont entrés nuitamment chez elle. Ils l’ont tuée et emporté sa moto de service. »
Maïmouna Diallo était une bonne personne, sans querelle, témoigne sa grande sœur qui émet un doute concernant les suspects.
« Depuis sa naissance jusqu’ici, je n’ai pas rencontré quelqu’un pour me dire que Maïmouna m’a fait ceci ou cela. Elle avait une bonté naturelle. Elle aime tout le monde. Elle était mon pilier. Elle me soutenait. Que Dieu la reçoive dans son paradis. Et si elle avait fait quelque chose à quelqu’un, on ne sait jamais. Je demande pardon à ses collaborateurs et à ses collaboratrices, à ses voisins directs et à ses voisines, qu’elles lui pardonnent. Elle n’a pas d’enfants. »
Le doute sur les suspects sierra-léonais
« De près ou de loin, ce qu’ils nous ont relaté ici, c’est qu’elle a reçu deux personnes, une jeune femme et un jeune homme, qui sont venus se présenter à elle, soi-disant, d’après ce qu’on nous a raconté ici ce matin, qu’ils ont des frères en Sierra Leone. C’est pour cette raison qu’ils ont été envoyés vers elle, afin qu’elle les aide à trouver du travail à Foulayah. Elle a dit d’accord, elle les a reçus à bras ouverts. Même le lundi dernier, on avait perdu une tante à Wondima, on a passé toute la journée là-bas, elle n’a pas parlé de ces gens-là. Mais c’est la femme de ménage, qui travaillait chez elle, qui nous a relaté que ces gens-là, qui étaient des Léonnais, ont passé leur troisième nuit chez elle. Ils sont partis, d’après ce qu’on nous a raconté jusqu’ici, c’est ce que j’ai eu comme renseignement sur ces Léonais. »
Rabiatou Diallo ajoute : « La carte grise de la moto, les deux clefs secours ont été retrouvées. La sécurité a pris une photo. Les agents nous ont rassurés qu’ils sont en train de mener les enquêtes. »
Le choc du petit frère
Amadou Tidiane Barry, le petit frère de la défunte, est inconsolable. « C’est avec une grande tristesse que j’ai reçu cette nouvelle hier. Je vis à Conakry. C’est vers 11h qu’ils m’ont appelé. Mon oncle m’a ‘bipé’ d’abord. Lorsque je l’ai rappelé, il m’a dit : ‘Ah, Tidiane, les bandits ont tué ta sœur Maïmouna.’ L’appel a coupé. J’ai rappelé sans succès. Par après, j’ai appelé une de mes cousines, avec qui nous étions ensemble ici. Lorsqu’elle m’a confirmé qu’elle était décédée par assassinat, j’ai demandé comment ça s’était passé. Elle m’a dit qu’elle ne savait pas, qu’elle était en route pour venir à Kindia. Je me suis embarqué directement à Kindia avec mon ami qui est là. »
« Lorsque je suis arrivé, j’ai reçu encore des informations sur sa mort. Selon les explications, c’est le Léonais qui était avec elle depuis mercredi qui est soupçonné. Ce léonais est introuvable. C’est pour cela que tout le monde les soupçonne. »
Maïmouna Diallo était technicienne au programme maraîchers au Centre de recherche agronomique de Foulayah. Elle était mariée et sans enfant.
Alpha soumah
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