Depuis hier, tout s’est arrêté dans les universités et instituts publics du pays suite à une grève déclenchée par le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (SENASUR). Les cours sont paralysés sur l’ensemble du territoire national.
Ce mardi 4 novembre 2025, notre rédaction a contacté l’un des responsables du syndicat pour connaître les raisons de ce mouvement.
Selon Mohamed Soumaoro, les revendications du SENASUR reposent principalement sur le non-respect des engagements pris par la fonction publique.
« Les raisons, il s’agit du non-respect de nos partenaires, notamment de la fonction publique à travers des engagements vis-à-vis de nous. Donc, on a une plateforme revendicative et il y a beaucoup de points, mais ce qui a fait le prétexte de la grève, c’est le non-respect du décret 027 du 24 janvier 2024 », a-t-il déclaré.
Concernant la poursuite du mouvement, le syndicaliste précise : « La grève continue bel et bien et elle va continuer tant qu’il n’y a pas de satisfaction de la base. Et nous demandons aux étudiants de rester à la maison jusqu’au nouvel ordre. »
Selon Mohamed Soumaoro, des discussions ont débuté lundi soir à la Primature : « Hier, la Primature nous a invités à une séance de travail technique. C’était dans la soirée, et nous avons travaillé. Ce travail-là était porté sur l’évaluation de l’ensemble des points de revendications concernés. Les négociations ont commencé hier à la Primature, les débats continueront également aujourd’hui autour de quelques questions. »
Parmi ces points, le syndicat évoque :
* La situation des médecins de Gamal,
* Celle des enseignants non remplacés,
* Les homologues non intégrés à la fonction publique,
* Et dix autres enseignants en formation au moment de l’enrôlement.
Mohamed Soumaoro mentionne également la question de l’autonomie des institutions d’enseignement supérieur, qui fait partie intégrante de la plateforme revendicative.
« Ce n’est pas seulement les universités, mais toutes les institutions d’enseignement supérieur. Il y a les universités dans ça, il y a les institutions comme Kountia, les centres de recherche et de documentation », a-t-il précisé.
Le SENASUR appelle par ailleurs ses membres à éviter toute forme de violence. « C’est d’abord les inviter à la non-violence. Nous avons la consigne principale que nous avons donnée et que nous réitérons à l’endroit de tous les travailleurs et nos bases, nos sections, nos coordinations régionales, nos délégations syndicales dans les centres. Personne ne doit procéder à une violence, quelle que soit la forme. »
Enfin, le syndicat salue la mobilisation des enseignants : « Nous sommes contents du respect du mot d’ordre. Nous félicitons tout le monde. Nous avons besoin de leur bénédiction et de leur soutien, toujours, pour que ce que nous demandons pour les travailleurs soit obtenu. Sans menace, sans violence. »
Alpha soumah
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