Le paysage administratif guinéen connaît une profonde reconfiguration. À travers une série de décrets présidentiels diffusés sur les antennes de la Radiotélévision Guinéenne (RTG), le président de la République, le général d’armée Mamadi Doumbouya, a ordonné la création de 11 nouvelles préfectures à travers plusieurs régions du pays.
Cette décision marque une étape importante dans la réorganisation de l’administration territoriale guinéenne. Elle vise notamment à rapprocher davantage les services publics des citoyens, à renforcer la présence de l’État dans les localités de l’intérieur du pays et à donner un nouvel élan au processus de décentralisation.
Onze nouvelles préfectures créées
La nouvelle configuration administrative concerne plusieurs régions du pays. Dans la région de Boké, la localité de Kamsar est érigée en préfecture.
Dans la région de Mamou, c’est Timbo qui accède au statut de préfecture.
La région de Kankan connaît, quant à elle, une réorganisation majeure avec la création de trois nouvelles préfectures : Tokonou, Dialakoro et Sabadou-Baranama.
Dans la région de Siguiri, trois autres préfectures voient le jour : Doko, Siguirini et Kintinian.
Enfin, la région de Beyla accueille également trois nouvelles circonscriptions préfectorales, à savoir Seinkon, Kouankan et Karala.
Une administration davantage tournée vers les populations
À travers cette réforme, les autorités guinéennes affichent leur volonté de rapprocher l’administration des populations et de faciliter l’accès aux services essentiels, notamment dans les zones éloignées des principaux centres urbains.
La création de ces nouvelles préfectures devrait également permettre une meilleure prise en compte des réalités locales dans la gestion administrative et le développement des territoires. Elle pourrait, à terme, favoriser une répartition plus équilibrée des infrastructures et des services publics.
Cette nouvelle architecture territoriale traduit ainsi la volonté du pouvoir de renforcer l’efficacité de l’administration déconcentrée et de consolider la présence de l’État au plus près des citoyens.
Avec cette réforme, la Guinée franchit donc une nouvelle étape dans la transformation de son organisation territoriale, avec l’ambition affichée de faire de la proximité administrative un levier du développement local.