Après près d’une semaine d’interpellation, l’activiste Bella Bah a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la Maison centrale de Conakry ce jeudi 13 août 2026. Il est poursuivi pour des faits qualifiés d’« injures et diffamation », à la suite d’une publication sur les réseaux sociaux visant le premier imam de la mosquée Fayçal, El Hadj Mamadou Saliou Camara.
Selon les informations disponibles, l’activiste devra désormais répondre devant la justice des propos qui lui sont reprochés. Son procès est annoncé pour le lundi prochain.
Cette procédure judiciaire intervient à la suite d’une publication diffusée sur les réseaux sociaux, dans laquelle Bella Bah aurait tenu des propos considérés comme déplacés à l’endroit d’El Hadj Mamadou Saliou Camara, figure religieuse de premier plan en Guinée.
Pourtant, dans les jours qui ont suivi l’interpellation de l’activiste, le premier imam de la mosquée Fayçal avait publiquement affiché une volonté d’apaisement. El Hadj Mamadou Saliou Camara avait annoncé son pardon et plaidé auprès des autorités en faveur de la libération de Bella Bah.
Le guide religieux était même allé plus loin en appelant à la clémence à l’égard du jeune activiste, qu’il dit considérer comme son propre fils. Une démarche qui semblait ouvrir la voie à un règlement empreint d’apaisement et de compréhension.
Mais malgré cette demande de clémence, la procédure judiciaire suit désormais son cours. Placé sous mandat de dépôt, Bella Bah reste détenu à la Maison centrale de Conakry dans l’attente de sa comparution.
Le procès, annoncé pour lundi prochain, devrait permettre à la justice d’examiner les faits qui lui sont reprochés et d’entendre les différentes parties. À l’issue des débats, le tribunal devra déterminer si l’activiste doit être relaxé ou déclaré coupable des faits poursuivis.
Cette affaire, qui suscite déjà de nombreuses réactions dans l’opinion publique, est ainsi appelée à connaître un nouvel épisode devant les juridictions guinéennes.
