À quelques jours du lancement des épreuves du Baccalauréat, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP) durcit le ton. Dans un communiqué officiel, le département annonce une série de mesures fermes contre toute tentative de fraude, qu’elle implique des candidats, des agents de l’État ou des acteurs de l’enseignement privé.
Le ministère se félicite d’abord du bon déroulement des examens du Certificat de fin d’études élémentaires (CEE) et du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session 2026. Toutefois, il déplore l’apparition de quelques cas isolés de fraude organisée sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques, rappelant que ces pratiques portent gravement atteinte à la crédibilité des diplômes nationaux.
Dans cette dynamique, les autorités adressent un avertissement sans équivoque à l’ensemble de la communauté éducative.
Des candidats exposés à l’annulation de leurs épreuves
Le MENA-ETFP prévient que tout candidat identifié, après enquête, comme membre ou utilisateur d’un groupe ou d’une plateforme numérique (WhatsApp, Telegram, Signal, Facebook, etc.) destiné à obtenir ou diffuser frauduleusement les sujets du Baccalauréat s’expose à de lourdes sanctions.
Les contrevenants verront leurs épreuves immédiatement annulées et pourront être déclarés définitivement recalés, même après la publication des résultats, si leur implication est établie. Ils risquent également une exclusion des prochaines sessions d’examen, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.
Tolérance zéro pour les agents impliqués
Le ministère annonce également des sanctions exemplaires contre les inspecteurs, délégués, surveillants, enseignants et tout autre personnel de l’État qui serait reconnu coupable de fuite, de vente, de diffusion de sujets ou de complicité de fraude.
Ces agents seront radiés définitivement de la fonction publique et traduits devant les juridictions compétentes afin de répondre de leurs actes.
Le secteur privé également dans le viseur
Les fondateurs d’écoles, directeurs d’établissements, enseignants du privé ou tout personnel associé à des réseaux de fraude ne seront pas épargnés. Ils feront l’objet de poursuites pénales et de sanctions administratives pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement concerné, au retrait de son agrément ainsi qu’à l’interdiction d’exercer dans le secteur éducatif.
Préserver la valeur des diplômes
À travers ce communiqué, le MENA-ETFP appelle tous les acteurs de l’éducation à faire preuve de responsabilité et d’intégrité. Le département insiste sur le fait que le prestige d’un établissement ne se mesure pas au nombre de réussites obtenues par la fraude, mais à la qualité réelle des apprentissages dispensés.
Le ministère conclut en réaffirmant son engagement à garantir des examens crédibles et transparents, rappelant que « pas d’examen avec la fraude, pas de réussite durable sans mérite », un slogan qui résume la volonté des autorités de défendre l’excellence et l’équité dans le système éducatif guinéen.
Alpha soumah


