Le calendrier électoral se précise en Guinée. Dans un décret lu à la télévision nationale ce mardi 3 novembre 2026, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a officiellement convoqué le corps électoral pour les élections régionales du 29 novembre et les sénatoriales du 20 décembre prochains. Deux scrutins majeurs qui marquent une nouvelle étape dans la mise en place de l’architecture institutionnelle du pays.
À moins d’un mois du premier rendez-vous électoral, le chef de l’État a fixé les dates, les collèges électoraux ainsi que le nombre d’électeurs appelés à prendre part à ces consultations.
Selon le décret, les conseillers régionaux seront élus le dimanche 29 novembre 2026 sur l’ensemble du territoire national. Pour ce scrutin, le collège électoral sera exclusivement composé des conseillers communaux, conformément aux dispositions du Code électoral. Le nombre d’électeurs inscrits est arrêté à 7 873.
Trois semaines plus tard, le dimanche 20 décembre, les électeurs seront de nouveau convoqués aux urnes pour désigner les deux tiers des membres du Sénat. Pour cette échéance, le collège électoral sera élargi aux conseillers régionaux et aux conseillers communaux, portant le nombre d’électeurs inscrits à 8 780.
Un dispositif gouvernemental mobilisé
L’application du décret incombe à plusieurs membres du gouvernement, notamment la ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, ainsi que les ministres chargés de la Sécurité, de la Défense nationale et de l’Économie, des Finances et du Budget.
Les responsables des institutions et services compétents en matière électorale sont également chargés de veiller à l’exécution du texte.
Le décret abroge toutes les dispositions antérieures contraires, prend effet dès sa signature et sera enregistré puis publié au Journal officiel de la République.
Avec cette double convocation, les autorités guinéennes franchissent un nouveau cap dans le processus de structuration des institutions nationales. Les élections régionales et sénatoriales s’annoncent ainsi comme des échéances déterminantes pour la consolidation de la nouvelle architecture institutionnelle du pays.

