À quelques semaines des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, la Direction Générale des Élections (DGE) hausse le ton face aux manquements constatés chez certains candidats occupant ou ayant récemment occupé des fonctions publiques. Dans un communiqué multidiffusion signé le 8 mai 2026 par sa Directrice générale, Mme Djenabou Touré Camara, l’institution rappelle avec fermeté les obligations légales imposées aux responsables administratifs engagés dans la compétition électorale.
La DGE s’adresse notamment aux présidents et vice-présidents des institutions républicaines, aux membres du gouvernement, ainsi qu’aux secrétaires généraux et directeurs généraux des départements ministériels candidats aux scrutins à venir. Elle insiste sur le respect strict des dispositions du Code électoral relatives aux incompatibilités et aux obligations préalables à toute candidature.
Selon le communiqué, les personnes concernées doivent, avant la validation de leur candidature, soit démissionner de leurs fonctions, soit se placer dans la situation administrative prévue par la loi. Mais la DGE précise que cette exigence ne saurait se limiter à une simple formalité administrative ou à la production d’un acte de démission.
L’administration électorale souligne en effet que la cessation des fonctions doit être effective et totale. Cela implique notamment l’arrêt de l’occupation des bureaux administratifs, la non-utilisation des moyens matériels, logistiques et humains de l’État, ainsi que la fin de toute activité ou réunion de service liée aux anciennes responsabilités exercées.
La DGE affirme avoir constaté que certains candidats, bien qu’ayant officiellement quitté leurs fonctions, continuent néanmoins d’utiliser les infrastructures de leurs anciens services et d’agir publiquement comme s’ils étaient toujours investis de leurs charges administratives. Des pratiques que l’institution qualifie de violation manifeste de l’esprit et de la lettre du Code électoral.
Pour la Direction Générale des Élections, l’objectif est de préserver l’égalité entre les candidats, de garantir la neutralité de l’administration publique et d’assurer la sincérité du scrutin. Elle avertit ainsi que les ressources publiques ne doivent, ni directement ni indirectement, servir de support à des activités susceptibles de créer une confusion entre l’exercice des fonctions publiques et la compétition électorale.
La DGE invite par conséquent tous les candidats concernés à se conformer sans délai aux prescriptions légales, en cessant immédiatement toute utilisation des bureaux, services et privilèges liés à leurs anciennes fonctions.
Enfin, l’organe électoral prévient que tout manquement constaté pourrait entraîner des poursuites ou des mesures administratives conformément aux lois et règlements en vigueur. À travers ce rappel à l’ordre, la DGE appelle l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels au respect des principes de légalité, d’équité et de transparence, jugés indispensables à l’organisation d’élections crédibles, apaisées et conformes aux lois de la République.
Alpha soumah


