Dans une démarche résolue de moralisation de l’administration publique, le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a annoncé l’identification de six cent cinquante-deux (652) agents publics présentant des situations administratives jugées irrégulières au sein du Fichier Unique de Gestion Administrative et de la Solde (FUGAS).
Selon un communiqué officiel rendu publicce lundi 4 Mai 2026, ces irrégularités portent notamment sur des anomalies liées aux informations de résidence. Les agents concernés seront notifiés individuellement à travers des messages, les invitant à clarifier leur situation dans les meilleurs délais.
Cette opération s’inscrit dans une vaste dynamique d’assainissement et de fiabilisation du FUGAS, outil central dans la gestion des carrières et de la rémunération des fonctionnaires. À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer la transparence, garantir la crédibilité du fichier de la Fonction publique et améliorer la gestion des ressources humaines de l’État.
Pour mener à bien ce processus, une commission de vérification a été mise en place auprès du Directeur général de la Fonction publique. Opérationnelle à compter du mardi 5 mai 2026, cette structure aura pour mission d’examiner individuellement les dossiers incriminés, d’effectuer les contrôles nécessaires et, le cas échéant, de procéder à la régularisation des situations conformes aux textes en vigueur.
Le ministère invite par ailleurs les agents concernés à se rapprocher de leurs chefs de division des ressources humaines afin de fournir, avant la date indiquée, l’ensemble des pièces justificatives requises pour l’examen de leur situation administrative.
Dans l’intervalle, et afin de préserver l’intégrité du système, les traitements salariaux des agents visés font l’objet d’une suspension provisoire. Une mention « Anomalie Vérification » figurera ainsi sur leurs bulletins de paie. Le département précise qu’il s’agit d’une mesure conservatoire, conforme aux dispositions légales en vigueur.
Se voulant rassurant, le ministre souligne que cette opération répond à un impératif de bonne gouvernance, d’équité et de justice administrative. Elle vise, selon lui, à consolider la crédibilité de l’administration publique et à garantir une gestion plus rigoureuse et transparente des deniers de l’État.
Alpha soumah


