L’affaire opposant la chanteuse guinéenne Yama Séga à l’influenceuse Maya Kaba, dite “Maya la Solution”, a connu son dénouement ce lundi 20 avril 2026 devant le Tribunal de première instance de Mafanco, à Conakry.
Les faits à l’origine du conflit :
Tout est parti d’échanges virulents sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, où les deux femmes se sont mutuellement accusées et insultées. Ces propos ont été jugés injurieux, diffamatoires et attentatoires à la dignité humaine.
Suite à ces publications, elles ont été interpellées le 17 avril 2026 puis présentées en justice en procédure de flagrant délit, une procédure accélérée.
Le verdict du tribunal :
Après examen du dossier, le tribunal a rendu sa décision dans l’après-midi :
Relaxe pour les faits de menaces
Reconnaissance de culpabilité pour :
injures et diffamation
atteinte à la dignité humaine
infractions liées à la cybercriminalité
Peines prononcées :
2 ans de prison avec sursis pour chacune,
Amende de 40 millions de francs guinéens,
Interdiction d’utiliser les réseaux sociaux pendant 2 ans (sauf usage professionnel)
Réactions et portée de la décision :
Cette décision judiciaire est perçue comme un signal fort contre les dérives sur les réseaux sociaux en Guinée, notamment les insultes publiques et les contenus diffamatoires.
Les deux protagonistes avaient reconnu certains excès et exprimé des regrets lors de l’audience, ce qui a pu influencer la décision d’une peine avec sursis.
Une affaire symbolique :
Au-delà du conflit personnel, cette affaire met en lumière :
la montée des conflits publics sur les réseaux sociaux
le rôle de la justice face à la cybercriminalité et aux discours haineux
la responsabilité des personnalités publiques dans leurs prises de parole
Yama Séga et Maya la Solution évitent la prison ferme, mais écopent de sanctions importantes, notamment une interdiction des réseaux sociaux pendant deux ans — une première marquante dans ce type d’affaire en Guinée.
Alpha soumah


