Le gouvernement guinéen poursuit son opération d’assainissement de l’administration publique. Par un arrêté référencé A/2026/379/MMAFP/SG/SGG, le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a prononcé le licenciement définitif de 1 395 fonctionnaires pour abandon de poste.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de la politique de réforme engagée par les autorités en vue de renforcer la discipline administrative et d’améliorer la performance des services publics.
Selon les dispositions de l’arrêté, les agents concernés étaient absents de leurs postes de travail depuis plus de trois mois, sans autorisation préalable ni justification valable. Le texte précise que cette situation constitue une violation des obligations statutaires des agents de l’État, conformément aux dispositions du Statut général des agents de l’État.
En conséquence, les 1 395 fonctionnaires, issus de plusieurs départements ministériels et appartenant à différents corps de la Fonction publique, sont définitivement radiés des effectifs de l’administration publique. L’arrêté comporte la liste nominative des agents concernés, avec leurs matricules, leurs identités ainsi que les structures administratives auxquelles ils étaient rattachés.
Cette mesure illustre la détermination des autorités à mettre un terme aux pratiques d’absentéisme chronique au sein de l’administration et à garantir une gestion plus rigoureuse des ressources humaines de l’État.
Depuis plusieurs mois, le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique multiplie les opérations de contrôle et de vérification du fichier des agents publics afin d’assainir la Fonction publique, d’éliminer les irrégularités et de promouvoir une administration plus efficace, responsable et tournée vers les résultats.
Avec cette nouvelle vague de licenciements, le gouvernement adresse un signal fort aux agents de l’État : le respect des obligations professionnelles et de la discipline administrative demeure une exigence incontournable dans le processus de refondation de l’administration publique guinéenne.
Alpha soumah



















